
M. Accoyer, qui a accompagné Nicolas Sarkozy vendredi à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, estime que le chef de l'Etat français "a su trouver avec les autorités chinoises les mots et les orientations qui permettront (...) de tourner cette page sans pour autant abandonner nos convictions".
Mais "il faut que, nous autres Français, réfléchissions à ce que nous avons pu faire qui, à l'évidence, n'a rendu notre discours ni audible ni convaincant", reconnaît-il.
"Je suis convaincu que nous, Français, devons privilégier le dialogue aux attitudes péremptoires et ne pas laisser la place aux éternels donneurs de leçons qui malheureusement, dans cette affaire, ne servent pas la cause qu'ils pensent défendre", ajoute-t-il, interrogé sur les critiques de Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), et des défenseurs des droits de l'Homme.
"Ce n'est certainement pas à ceux qui, pendant des décennies, ont voulu expliquer à la planète pourquoi et comment il fallait passer du capitalisme au communisme que l'on peut reconnaître une quelconque pertinence à donner des leçons dans l'autre sens, c'est-à-dire comment passer du communisme à la démocratie", a-t-il assuré en réaction au parallèle fait par M. Cohn-Bendit avec les JO de Berlin en 1936.



